Qule bonheur de se retrouver dans ces bras en ayant l'impression qu'ils m'appartiennent. cette sensation indescriptible qui s'empare de moi. Mais ce n'est qu'une illusion .
oSous l'effet de la drogue je divague, je m'endors. Je pars loin, si loin. Si loin de tous. Loin des problèmes, de tous ces tracas de cette vie trop uniforme. Je m'en vais. A quelques millions d'années lumières de cette civilisation qui se dit humaine. A quelques milliards d'années lumières de tous ces abrutis qui se tapent sur le crâne en immitant le cri de l'abominnable homme des neiges. A quelques milliars d'années lumières de tout ça.
oTout ce qui me fait haïr, détester, mépriser ce monde.
oJe m'enfuis vers un monde épuré de tous ces nuisibles, un monde meilleur mais éphèmère. Partons. Ne revennons plus jamais. Bientôt, je m'éveillerai, je me retrouverai parmis tous ces gens, tous ces étranger qui ne comprennent rien, qui ne veulent pas comprendre, qui ne comprendront jamais et d'ailleurs je ne veux pas qu'ils comprennent.
oLorsque je retombe au fond. Au fond de ce trou qui se rebouche au dessus de ma tête, je me rends compte, encore une fois et encore plus de d'habitude, à quel point le monde est moche. Toutes ces laideurs aussi bien physiques que mentales ou spirituelles me semblent encore plus flagrantes.
oComme une envie de tout quitter.
J'apprecie de plus en plus la solitude majestueuse que je retrouve dans mon << endroit >>. Mon << endroit >>, à moi et à moi seule. Ces grandes plaines épurées, vides de toute vie. Où la solitude est seule maître, où personne ne peut me rejoindre. Où même mon envelloppe corporelle ne me suit pas.
oLorsque j'y suis, tous ces crétins, ces hyppocrites, ces simplets pensent avec conviction que je suis avec eux. Quels naïfs. Ces êtres petits, mesquins, médiocres pour la plupart font pourtant partie du quotidien. De mon quotidien. Celui que je m'apprête à reprendre. La poisse.
oC'est la fin. Je retombe doucement et mes pieds regagnent le sol. Dans quelques secondes j'ouvrirais une fois de plus les yeux sur le monde sur "notre monde", celui dans lequel je vis. Où nous vivons tous.
<< Envole-toi. >>
Texte de Bee, autrement dit, moi.
Même jeu pour l'image.